đïž Ou l’historique complet de mes erreurs, en mieux Ă©crit
NĂ©e dâun pĂšre journaliste pur laine et dâune mĂšre française que lâaccent quĂ©bĂ©cois nâa jamais contaminĂ©e â mais dont les poĂšmes pourraient faire pleurer une brique â elle apprend trĂšs tĂŽt que les mots ont du pouvoir.
Celui de guérir. De blesser. De faire rire jaune. Ou de crier tout bas.
Elle commence Ă Ă©crire vers 13 ans, entre deux crises existentielles provoquĂ©es par lâadolescence, la mort tragique de Saucisse-Baudelaire â chat Ă la fois long, mou et mĂ©lancolique â et la lecture compulsive des romans de Dominique Demers, en particulier Marie-TempĂȘte, quâelle a dĂ©vorĂ© comme une prophĂ©tie de sa propre adolescence.
On dit quâelle aurait appris Ă manier la plume avant de comprendre les limites de la biensĂ©ance. Ce qui explique bien des choses.
Aucune formation acadĂ©mique en littĂ©rature (elle a prĂ©fĂ©rĂ© la voie risquĂ©e mais authentique du burn-out Ă©motif, suivi dâun doctorat en introspection nocturne).
Elle est diplĂŽmĂ©e de lâĂcole du Karma, avec mention spĂ©ciale en sarcasme thĂ©rapeutique et en mĂ©moire transgĂ©nĂ©rationnelle non sollicitĂ©e.
Elle croit aux contes.
Pas aux contes de fĂ©es â aux contes qui grattent un peu. Ou beaucoup.
Ceux qui te font rire, puis douter, puis hocher la tĂȘte avec un sourire inquiet.
Son style ? Une écriture lucide et absurde, inspirée autant par les gens qui parlent trop fort dans les transports en commun montréalais que par les objets négligés qui errent dans son appartement.
Elle donne voix aux crĂ©atures silencieuses, aux objets nĂ©vrosĂ©s et aux Ă©motions quâon refoule sous le tapis â puis les observe faire un party.
Quand elle nâĂ©crit pas, elle Ă©crit.
Ou elle se transforme en patate.
Elle ne croit pas aux morales claires.
Elle préfÚre les éclats de vérité planqués dans les blagues douteuses.
Fables Ă Pique est sa maniĂšre dâexorciser lâhumanitĂ© â qui, entre nous, se crisse en feu toute seule.

