Fable à Pique ou lettre ouverte à celui qui pense qu’une ville, c’est plus beau orange fluo.
L’ostie d’cône orange. 🕶
C’était un cône orange.
Il avait la posture fière d’un roi qui protège son royaume… sauf que son royaume, c’était un nid-de-poule gros comme Hochelaga.
Il disait : « Circulez. Pas par ici. Pas aujourd’hui. Pas cette décennie. »
Et il souriait de son petit sourire pointu.
Première rencontre : Il est apparu devant chez moi.
Une semaine plus tard, le trottoir avait disparu.
Deuxième rencontre : Il bloquait l’accès à mon café préféré.
Je suis rentrée chez nous caféinée… par la rage seulement.
Troisième rencontre : Coin de la rue et de ma patience.
Même le GPS a abandonné.
Cher cône,
Je t’ai aimé, au début.
Tu étais coloré. Tu annonçais le changement.
Mais Montréal, c’est tellement une belle ville…
… j’ai juste hâte qu’ils finissent de la construire.

Morale :
Un cône orange, c’est comme une promesse politique : planté là pour longtemps.


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